14 juin 2008
L'heure c'est l'heure
Je voudrais que vous regardiez bien l'heure à laquelle j'écris ceci. OUI IL EST 4H DU MATIN. Mais non je ne rentre pas de soirée.
C'est juste que des connards ont pris leur appartement pour une boite de nuit. Et que j'ai été reveillé par Michel Sardou. Ca fait mal. "en chantanttttt EN CHANTANTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTTT" hein quoi ? C'est la guerre ? Je prend mon fusil. ah non ouf. Oui quand on te reveille, tu ne comprends pas tout de suite ce qui spasse. La jai cru que c'était le vietnam.
Ils ont du mal comprendre le concept de la fête à la maison. Parce que à minuit quand je me suis endormie, ils chantonnaient "Joyeux anniversaire" rien de bien méchant, je me suis dit que ca allait bientôt finir. Mais la, bizarement c'est monté en puissance. Jvoudrais pas dire mais à 4h , c'est fini, il s'agit de rentrer à la maison. Ou il s'agit d'être en boite. Mais pas de se déchainer sur les années 80 la musique à fond et les alcoolo qui massacre par dessus les paroles.
J'ai donc mis la tête dehors pour percevoir OU était ces gros cons. Je ne les vois pas. Je les entends ça oui, mais je les localise pas. Je suis là perdue dans mon studio. "ELLLE a les yeux Revolverreeeeeeeeeeeeeeeeeeeuhhhhhhhhh elle le regard qui tueeeeeeeeeeeeee" ET ta geule un peu pour voir ?
Je réfléchis et essaie de me calmer. Si j'appelais les flics ? J'aime pas appeler les flics , je me demande ce que je leur dirais :
Bonjour, je suis dans la rue Machin, je sais pas d'oû sa vient mais c'est le bordellllllll sauce année 80. Ca va pas du tout.
Quel est votre nom mademoiselle ?
Ah non je dis pas mon nom.
Bon on ne peut pas intervenir alors
Bé casse toi pauvre con.
Solution flic éliminée, Je pourrais pas y arriver. Faudrait vraiment qu'il se passe un truc de fou.
Et putin ou sont passés mes vieux voisins aigris ? Pourquoi personne n'a encore appelé les flics ?
Mais faites leur fermer leur gueule par pitié.
Et je chante à moitié endormie parce que j'adore les années 80. Je fais pitié. Je voudrais dormir sil vous plait.
C'est marrant parce que j'entend qu'ils sont complèment torchés à leur manière de chanter. Déjà parce que je les entend plus fort que la musique qui est super à fond et surtout parcequ'il chante que la fin des phrases :
Chercheeeeeee partenaire particulière ............... Savoir FAIREUHHHHHHHHHHHH.... Puis rires des conasses bourrées. Puis cris des connards bourrées.
Je pense que ce qui m'enerve le plus, c'est que moi je m'amuse pas. Vu que je vais passer mon week end à réviser.
Parcontre, ils sont pas très civilisés parce que je n'aurais jamais osé faire ça chez moi. "SOUS Les sunlightsssss des tropiqueuuuuuuuuuuuuh " et vas y achevez moi.
Non sérieux rien que d'imaginer qu'il y ait autant le bordel comme ça dans ma maison, ca m'aurait foutu des sueurs froides.
Bref, je suis totalement dépitée. Je vais me recoucher tant bien que mal.
07 juin 2008
Ma robe basse-couture
Alors cette année comme tous les ans, j'ai décidé de dire stop aux fringues de merde à bas prix, aux matières bizarres et aux fringues que tout le monde me demande si c'est moi qui les a fabriqué tellement que c'est space.
Laissons place à la qualité, au basic, au concret, à la classe, à la sobriété. Matières nobles, coupe impécable, couleurs neutres. Plus chers certes, mais d'un meilleur rendement sur le long terme. C'est pourquoi j'ai acheté ça :
Cliquez pour mieux voir
Oui je sais, elle entre parfaitement dans le cadre de mes objectifs.
Mais je l'adore, c'est ma robe de princesse à moi. J'ai même peur de la porter. Il faut dire que j'ai acheté un autre habit dans le même magasin et qu'il s'est entièrement décousu au premier lavage, ca refroidit un peu. Mais celle la, je la laverais pas voilà. C'est pas compliqué, tu crois que les robes hautes coutures on les lavent en machine ? Non. Bé les robes basses coutures, c'est pareil.
Donc résumons, je voulais du chic, de la qualité et de la classe. J'ai eu du cheap, du cheap et un look conceptuel (comme d'hab) mais je suis trop contente.
Crédits photo et image : Moi-même
Robe du magasin du chinois
19 avril 2008
Pensées en vrac, la réduction s'effectuera en caisse.
Parfois la vie ordinaire est une merveilleuse source d’inspiration. Je m’imagine aisément publier un livre de 500 pages sur les joies d’un samedi passé à la maison avec des flash backs savamment dispersé au fil des pages qui raconterait ma semaine de stagiaire.
Pour aujourd’hui je me contenterai d’un article ici.
La journée commença par le bruyant bruit de l’interphone qui me tira d’un rêve bucolique au environ de l’aube, vers 9h. Le monsieur m’indique qu’il passe pour vérifier les canalisations. Chouette je me dis que je vais pouvoir le débaucher pour qu’il vérifie également pourquoi ma douche est bouchée. Et puis je regarde le chaos autour de moi, vestige de la semaine passée durant laquelle je ne peux pas ET ranger ma maison ET travailler. Donc je me ravise et me rendors ignorant la sonnette de ma porte. Un peu comme si ya le feu chez toi mais que tu n’ouvres pas aux pompiers car tu n’es pas coiffée.
Cela me rappelle que je ferais mieux d’arriver au travail ni coiffée, ni maquiller et habillé comme une pauvresse afin d’éviter les avances incessantes de tout ce qui a des couilles au bureau. (Ceci est un flash back sur ma semaine).
Ensuite je décide de ranger un peu mais je me rends compte que je n’ai plus de place. C’est bien simple, ma penderie déborde de choses moches et son équivalent en volume jonche le sol et les chaises. Soit un constat simple, si mes lessives étaient à jour, je ne pourrais de toute façon pas les ranger dans ma penderie, à quoi bon être à jour, je vous le demande ?
J’essaye de comprendre le pourquoi du comment de ma douche bouchée et je la bouche encore plus. Résultat si je veux me laver, il va falloir que j’écope avant une espèce d’eau dégeulasse. Humm charmant début de journée. Je larve donc devant la tv sans être douchée. Parfois ca ne me dérange pas mais la je tuerais pour une douche. Je suis dans un état de nerf extrême. Et cela me paralyse totalement.. Welcome au cercle vicieux du « ca m’énerve de rien faire et comme je suis énervée je ne fais rien ».
On se croirait dimanche. Et en plus j’attends un appel qui n’arrive pas. Et je suis moche et sale.
Vite faites qu’il soit 20h et que je puisse me défouler sur la bouffe ! Ah il n’est que 17H ? Qu’a cela ne tienne, je me tape un gouter.
Pour finir, dans mon rêve, je couchais avec Vincent Chaumette. Et pas qu’un peu. Mais son corps était bizarre. Comme une marionnette.
Je vais bien ne t’en fait pas.
15 avril 2008
Bonus !
En ce moment le matin j'ai du mal. Encore plus que d'habitude. Ca fait bien la 4e fois que je dois racheter de la confiture parce que j'ai malencontreusement confondu le pot avec mon verre/ma tasse et que forcément de la confiture au jus/au café, c'est pas ce qui se fait de mieux en matière gustative. C'est par contre magnifiquement artistique le mélange qui s'opère lentement entre la matière mi solide de la confiture d'abricot et le liquide du jus d'orange, car oui j'observe mes boulettes. Et puis hier matin, fière de moi, je prend un petit dej sans rien renverser. Miracle. La journée commence bien me dis je dans le métro. Jusqu'à ce qu'une tarée en fasse de moi commence a me regarder et à me faire des gros yeux. Tu sais les yeux du fou en rute. Alors moi j'essaie de regarder ailleurs si jy suis et puis la folle continue . Carrément elle me parle sans le son. Elle article des mots incompréhensible car sans son. Il est difficile de comprendre, je ne lis pas sur les levres. Elle continue et elle à l'air paniquée alors je commence à m'inquiéter. Qu'est ce qu'elle a ste folle ?
Et puis je comprend un mot BRA --- GUETTE !
Braguette ?????????
Je regarde alors donc sa braguette. Rien. Puis elle continue ces gros yeux. AH oui quoi ? MA braguette ? Et là je constate le drame : J'ai oublié de remonter ma braguette.
Puis c'est bien beau de me prévenir mais je fais comment pour fermer ma braguette discretement hein ? Alors je lui dis merci et je rigole parce que je savais pas quoi faire d'autre.
Je cale mon sac sur le devant de mon jean, de manière naturelle, bien sur tout le monde marche avec son sac entre les jambes, voyons !
Et j'attend ma station pour faire ça dans les escaliers. Je la remonte et je pars guillerette travailler. Car cela ma mis en joie bizarrement. Et j'ai rigolé toute la journée en repensant à la tête de la femme totalement paniquée qui essayait de me faire comprendre ...
27 mars 2008
L'ironie de la vie
Oui, la vie est ironique. Depuis que je suis en stage, je compte scrupuleusement ce que je dépense car je me dis que ce maigre salaire durement gagné ne doit pas être jeter par les fenêtres. Avant quand je n'avais aucun revenu et que je vivais sur la bourse universitaire, je creusais allègrement mon découvert puisque rien qu'en achetant la bouffe, j'étais déjà dans le rouge. Logique non ?
Et la depuis 1 mois et demi, je regarde les vitrines et je me dis :
"oh 70 euros pour un trench, ils sont fous !"
"Oh comme je suis fière, mon compte est à 10 euros en positif, juste ce qu'il me faut pour finir le mois"
"Quand la paie tombe, je m'achète un crayon khôl à 12 euros au monop, trop la fête et je l'aurais bien mérité"
Et voilà que je me lance des fleurs sur mes économies et que je vis dans un autre monde, celui où je suis convaincue qu'on est vraiment plus heureuse quand on ne dépense que ce qu'il faut avec parcimonie. Et j'imagine ma joie quand je pourrais me payer quelque chose dont j'aurais vraiment envie, que j'aurais scruter dans le magasin, essayer à maintes reprises et reposé et que le jour bénie ou je franchirais le pas de la porte avec le sac de zara avec mon trench dedans, je serais AU PARADIS. C'est beau non ?
Et puis, aujourd'hui, je rentre chez moi, je trouve ma fiche de paie avec 50 euros en plus que ce que je pensais et je me sens pousser des ailes. A moi le trench zara ! Sans culpabilité aucune, je l'ai mérité. Dans la semaine, j'irai l'acheter. Si l'histoire s'arrêtait la, je me canoniserai sur le champs....
Mais voilà qu'au détour de mes ballades sur le web, je tombe sur un blog où je ne vais jamais qui me parle d'un site que je ne connais pas "net à porter" je vais jeter un coup d'oeil comme ça. Bang ! que des trucs hors de prix. Alors je me dis que je peux regarder sans crainte, je ne suis pas folle, je ne craquerais pas.
Et puis ces connasses sont apparues devant moi :
Et voilà, je les veux. Je vais regarder la photo toute la soirée. Et calculer combien de choses je pourrais m'acheter avec cette somme exorbitante. Et je vais me raisonner. Ne pas craquer. Ne pas craquer. La prochaine étape sera d'aller les essayer en magasins voir si par hasard au pied elles seraient moches. Et bien sur, je parie qu'elles seront magnifiques.
Je suis tellement accro que je me dis qu'elles pourront servir à mon mariage, mariage approximativement prévu dans 10 ans bien sur. Je vais bien !
Je lance les paries , a votre avis craquera ? craquera pas ?
20 mars 2008
Petite pause pascale
Cela n'aura échappé à personne c'est le week end de Pacques qui arrivent. La fête que l'on attend après Noël pour se gaver de chocolats. Méga cool, je n'aime pas le chocolat, cette fête ne me sert à rien. Pourquoi on ne mangerait pas du foie gras et du saumon à Pacques juste une fois pour voir ? Cela étant, bien que je ne céderais pas à la gourmandise, je m'adonnerai à d'autres vices pendant ce week end puisque mon chéri d'amour vient me voir. Voilà donc petite pause blogesque pendant ce temps la. Je vous laisse donc avec du lourd, puisque voici la suite de l'histoire de ma "non-collègue" :
Le lendemain de l'offense que j'ai commise, je devais aller en réunion extérieure avec ma non-collègue. L'idée de passer une heure dans une voiture avec elle et 1h de réunion toujours avec elle me rendait d'une humeur guillerette, si bien que je chantais en sautillant :
"Youpi Youpla, a la réunion on y va, youpla youpli ma non-collègue est ma meilleure amie"
Et puis non en fait j'ai pas été. Pourquoi donc me direz vous ? Pour ça :
Non-collègue : "Tu sais Julia, je ne vais pas t'emmener à la réunion, cette nuit j'ai fait un affreux cauchemar, on avait un accident de voiture toutes les deux et bon ..enfin tu comprends, je préfère pas prendre de risques. "
Voilà. J'ai pas pu me retenir, j'ai explosé de rire. J'ai rigolé puis j'ai ajouté que je ne m'appelais pas Julia. Ce matin elle m'a encore appelé Julia. Du coup je l'appele Robert. Parce que Julia Roberts.
J'ai vu ma responsable, je lui ai parlé de l'erreur fatale que j'avais commise en faisant semblant de m'excuser. Elle m'a dit qu'elle ne cautionnait pas et qu'on travaillait ensemble, que c'est pénible ces gens et qu'on était tous collègue. Oui on est tous collègue, peace and love, louons un camping car et allons fumez des joints. Donc comme on est tous collègue, elle m'a demandé comment c'était passez ma réunion du midi (celle où je n'ai pas été). J'ai pris mon air sérieux et naif, et j'ai répondu "oh je n'y ai pas été, non-collègue m'a dit qu'elle avait fait un mauvais rève alors elle a pas voulu prendre de risque, vous comprenez madame ?"
Et ma responsable, la tête effarée a dit :" heu oui je comprends ... "
Voilà comme ça, si il arrive autre chose, et cela va arriver je n'en doute pas, la responsable est au courant de tout.
Parce qu' avec les gens qui sont pointilleux et accro à la hiérarchie, il faut l'être aussi.
Joyeuse Pacques !
18 mars 2008
Le poids des mots
Qui pourrait me préter un flingue ? Jsuis con, j'ai l'embarras du choix, je suis corse. Bref .
Alors que je suis stagiaire et que ma camarade de bureau est en congé, j'ai accepté gentillement de prendre les appels de son poste. Et parfois les appels, c'est ni pour elle, ni pour moi mais évidemment la personne au téléphone s'en fou, elle me raconte quand même sa vie donc je fais semblant d'écouter et je vais me renseigner directement ou alors si je comprend vraiment rien je bascule sur quelqu'un d'autre. On s'en fou du fonctionnement du standard me direz vous. Oui on s'en fou. C'est juste histoire d'expliquer le contexte.
Dans ce contexte de bonne volonté dont je fais preuve, il fallait un signe du destin pour me réapprendre, que comme souvent, trop bon trop con. Voilà donc une femme qui appele et qui demande je sais pas quoi. La personne qui semble vaguement s'occuper de ce dossier décide de prendre l'appel depuis mon bureau.
Et je dis donc à la dame au téléphone : "je vous passe ma collègue"
La "collègue" répond à la dame et s'en va.
Puis 10 minutes après elle revient me voir pour me dire texto :
"Je te dis ça gentillement, je ne suis pas "TA COLLEGUE", tu ne dois pas dire je vous passe "MA COLLEGUE" ! + regard dédaigneux et méprisant.
"Je dois dire quoi alors ?" + regard noir
T"u dois dire je vous passe "LA RESPONSABLE du dossier" .
"Ah d'accord, je suis profondément désolé MADAME d'avoir commis une aussi grosse erreur" + sourrire focu
Mais bon faut pas qu'elle s'inquiète, on ne sera jamais à égalité si c'est ce qu'elle craint puisque ce n'est qu'un vieille peau moche, célibataire et conne de surcroit alors que moi... C'est tout l'inverse =)
Voilà sur ce je suis allée faire une pause clope et dorénavant ils peuvent tous aller se faire foutre puisque je suis une sous merde, je vais me contenter de dire au téléphone " Ce n'est pas le bon poste, je ne suis qu'une sous-merde passez par le standard et demander un responsable" . CONASSE
14 mars 2008
Où je n'aurais jamais pensé rencontrer la nature de cette façon.
Vous le savez peut être, je suis en stage dans une administration avec un grand A. De celles qu'on oublie pas. Dans sa grande bonté, la grande dame propose à ses travailleurs anonymes oeuvrant dans l'ombre pour le bien du pays (hahah) des activités diverses et variées. Et quand je dis variées, je pèse mes mots. J'aime pas Rambo et j'ai rigolé quand la maman de Bambi est morte.
Mes collègues se rendent demain à une journée spa, je me dis que c'est sympa, le spa. Bien sur, comme c'est l'Administration qui propose, fallait s'inscrire à l'avance par mail, mail par la suite validé par A qui transmet à B qui renvoie à C, C nous renvoie un formulaire d'inscription que l'on renvoie à D et ainsi de suite jusqu'à ce que Z nous confirme que c'est bon.
Autant dire que j'ai raté le coche. J'étais pas encore installé à mon poste au moment des inscriptions.
Mais pleine d'espoir je consulte ce qu'on nous propose pour ce mois ci. Je pense hammam, sona, manucure, relooking, coiffeur visagiste, cirque Pinder que sais-je encore ? J'ai confiance en mon employeur.
Et là, sous mes yeux ébahis, je vois ce qu'on me propose pour avril. J'en tomberai presque de ma chaise si celle ci n'était pas coincée entre le mur et mon bureau d'un mètre carré (et ou il fait 28 degré on en reparlera) Je vous le donne en substance :
Activité 1 : Comptage du chevreuil dans la forêt dejsaispasou dans le 77. Il s'agit de venir habillé comme Rambo et de passer la journée à compter les chevreuils qui vivent leur vie. Attention, il est important de savoir différencier le chevreuil du daim, sinon pas la peine de s'inscrire. Une mini formation est néanmoins proposée.
... Une minute de silence pour la mort de mon espoir.... Merci
Comme je suis de nature optimiste, je m'aventure sur le bouton "suivant" pour découvrir la deuxième activité. Vous pouvez dors et déjà prévoir une journée ville morte en l'honneur de mon espoir mort ET enterré. Que les drapeaux soient en berne, et les rideaux des magasins baissés je vous prie. Je vous offre ma place pour :
Activité 2 : L'initiation à l'Apiculture. Des ruches ont été installées dans les jardins des locaux. Chaque ruche est composée de 30 000 milles abeilles. Bien sur, une dégustation de miel est prévue. Petit rappel : les abeilles sont gentilles, elles ne piquent que si elles se sentent en danger. Néanmoins, il est conseillé pendant la durée de l'animation de se tenir éloigné de l'entrée de la ruche et de ne pas exercer de gestes brusques (sans commentaire).
Sachant que j'ai la phobie des abeilles, que je peux me lever en plein milieu d'une terrasse de café bondée et pousser des hurlements si j'entends ne serait ce que le bzzz bzzz d'une mouche, cette activité n'est pas pour moi.
Je décline donc l'invitation mais "oh joie, oh vieillesse ennemie" quest ce que j'ai pas vécu que pour cette infamie, LES RUCHES vont rester jusqu'à cet été histoire de voir si ca fait du miel ces putins de bzzz de merde en plein milieu de Paris. J'en tremble déjà.
Je crois que si j'avais voulu l'inventer, j'aurais pas réussi. Gageons que les chevreuils seront servis en plat spécial à la cantine et que les abeilles meurent toutes étouffées par la pollution.
Note de fin de page : J'aime les animaux. Et je plaisante pour les chevreuils en plat du jour. Et bien sur je plaisante pour les abeilles, je ne veux pas qu'elles meurent étouffées, je veux qu'elles crèvent d'une overdose de gelée royale et qu'elles me supplient de leur donner de l'eau d'un petit bzzz suffocant. Ensuite je les écraserais une par une. (pardon pour la cruauté de ces mots qui choqueront les amis des abeilles, mais j'évacue ma semaine de travail).
Voilà. Bon week end !
08 mars 2008
Un samedi à Paris
Ce que j’aime à Paris, c’est le mélange des genres. Il n’y a qu’à Paris où l’on peut croiser dans la même minute, au même endroit des demoiselles joliment vêtus au prix de 3 SMIC, des clochards la main tendue vers l’indifférence et des sosies de Matt Pokora trainant leurs jambes et parlant fort avec un accent aux origines indéterminées.
Pourtant, ces gens là ne se voient pas. Comme si personne n’appartenait au même monde. Jamais les demoiselles ne se diront « j’ai croisé un clochard », jamais le clochard ne se dira « qui était cette jeune fille en parka bleue qui est passée devant moi » (note : c’était moi) , jamais Matt Pokora ne se dira « j’ai vu des gens qui ne marchaient pas comme moi ». Chacun est dans sa bulle. Je regrette parfois les regards inquisiteurs des ajacciennes, ces regards qui m’ont tant soulés mais qui prouvaient au moins que chacun existait, vivait ensemble, dans le même monde.
Moi-même, je n’appartiens pas à cette masse parisienne. Mais moi, je les vois, tous.
Aujourd’hui à Opéra, j’ai vu une brune avec des cheveux parfaits. J’ai attendu ma copine à côté d’elle parce qu’elle était agréable à regarder, du moins ces cheveux parfaits.
Aujourd’hui à Opéra, j’ai vu des breakeurs danser et des cinquantenaires les admirer. J’ai surpris le hochement de tête d’un bobo parisien réceptif malgré lui au son du beat box.
Aujourd’hui à Opéra, j’ai vu un trench parfait. Je l’ai laissé sur son portant, je suis raisonnable, frustrée mais fière de moi.
Aujourd’hui partout dans les rues, j’ai vu des couples et j’ai eu mal. Moi aussi je veux embrasser mon homme, sentir sa main dans la mienne et avancer dans la foule, la conviction d’être heureuse ancrée dans le cœur.
Aujourd’hui dans le métro, une dame qui pue s’est assise à côté de moi. Tout le wagon à migrer loin de soin odeur, et moi je suis restée, les yeux piqués pas l’acidité de ses relents. Comment pourrais-je la fuir comme une pestiférée ? Elle m’a gratifiée en s’en allant d’un « désolé pour l’odeur, je n’y peux rien » et j’ai souris en répondant un « c’est pas grave » tellement insignifiant. J’aurais voulu lui dire plus.
Aujourd’hui j’ai vécu un jour de plus de ma vie, et je l’ai vécu pleinement, en ressentant chaque détail, en laissant l’indifférence aux autres. J’aurais trop regretté de rentrer chez moi en me disant qu’as-tu fais cet après midi ? J’ai vu ma copine. Non je n’ai pas vu que ma copine, j’ai vu le monde qui m’entoure, dans sa beauté et dans sa cruauté.
05 mars 2008
Peut-on blogger du boulot ?
De votre envoyé spécial en direct de l'administration française :
Il est 13h46 tout le monde est encore en pause déj', aisni ma collègue ne peut pas voir ce que je fais sur mon pc, car entre collègue qui se respecte, il est de mise de s'espionner, de juger de qui travaille ou pas. Bien sur, quoi qu'on fasse, le collègue trouvera toujours qu'on en fait moins que lui. Lui qui est si débordé. Lui qui rabache toute la journée qu'il en a marre de tout ce travail !!!!! Et lui qui fait tout et les autres rien, bien sur...
Je disais donc, premier article en direct du boulot. Il ne sera pas long. Il sera précis.
Le collègue est une race dangereuse. Il médit sur tout le monde. Il monte la clim alors qu'on a froid et monte le chauffage quand on a chaud. Il te raconte sa vie quand il en a envie toi si tu lui parles quand il n'a pas envie, il t'ignore, purement et simplement. C'est difficile de jongler toute la journée avec les humeurs des gens. Le collègue peut te prendre pour sa meilleure amie pendant 10 minutes puis te traiter comme une étrangère 10 minutes plus tard. Il est changeant, le collègue.
Le collègue ne te previent pas quand quelqu'un t'as appelé. Il te le dit une fois que la personne rappele enervé car c'était urgent. Le collègue te demande toujours où tu as acheter tes habits mais ne te complimenteras jamais sur les dits habits, ca lui arracherait la bouche. Car le collègue quand il te fait un compliment, ce qui est rare, rajoute toujours un pique histoire de, en passant. Par exemple : "Pas mal des chaussures, pour des imitations" ou "le coiffeur a coupé court la vache ! mais bon ca te va bien hein !"
Et dire que tu passes 7h par jour, 35h par semaine et je ne sais pas combien d'heures par mois (




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